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Le virus Duqu est en France

Repéré il y a quelques semaines, Duqu, un cheval de Troie qui se glisse dans un fichier Word, est comparé à Stuxnet et pourrait préfigurer une attaque très ciblée contre des sites industriels. Microsoft estime le risque faible et vient seulement de publier un patch.

Le 9 octobre dernier, l’éditeur Symantec publiait sa découverte d’un virus nommé Duqu (car il génère deux fichiers dont le nom commence par DQ), « qui semble le précurseur d’une attaque de type Stuxnet ». Il partage en effet une partie de son code avec ce virus qui, en 2010, avait ciblé des équipements industriels, du type de ceux utilisés en Iran dans des installations industrielles.

Duqu exploite une faille de Windows jusque-là inconnue et se glisse dans les routines du système d’exploitation chargées de l’affichage des polices de caractères TrueType. Cet intrus peut alors « exécuter du code en mode kernel », vient d’expliquer Microsoft dans un communiqué. Autrement dit, obtenir les droits les plus élevés et pouvoir tout faire dans l’ordinateur et par exemple installer de nouveaux programmes ou ouvrir
 les comptes utilisateurs.

Ce serait là le travail de Duqu : explorer le poste de travail, collecter des données, les envoyer sur des serveurs distants et télécharger des logiciels. Deux de ces serveurs ont été repérés et débranchés, en Inde puis en Belgique. De son côté, Microsoft, qui juge le risque faible, dit travailler à un correctif et, en attendant qu'il soit publié, propose une méthode pour éviter l'intrusion : désactiver la reconnaissance des polices TrueType.

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